Et si la confiance en soi, c’était simplement oser être soi ?
- Carine LEFOL
- 2 sept.
- 4 min de lecture

On nous parle sans cesse de la "confiance en soi" comme d’un Graal à atteindre. Pourtant, cette quête peut sembler épuisante, voire décourageante.
Et si le vrai défi n’était pas d’acquérir une confiance que l’on n’aurait pas, mais plutôt de retrouver celle qui est déjà en nous, simplement cachée sous des couches de peurs et de doutes ? 🤔
En réalité, ce que l’on appelle "manque de confiance en soi" est souvent la peur d’assumer pleinement qui l’on est, avec nos forces, nos faiblesses, nos contradictions. Et si, au lieu de chercher à tout contrôler, on apprenait à s’autoriser à être soi, simplement ?
1. La confiance en soi : un concept à déconstruire
Un mot, plusieurs réalités :
La confiance en soi, c’est cette petite voix qui nous murmure : "Tu peux y arriver." Pourtant, elle n’est pas un bloc monolithique. On peut se sentir ultra-confiant·e dans un domaine (ex : organiser un événement) et totalement paralysé·e dans un autre (ex : prendre la parole en public). La confiance, c’est comme un muscle : elle se travaille, et elle s’adapte à chaque situation.
Le piège de l’autonomie absolue :
Notre société nous pousse à croire que tout dépend de nous. Pourtant, les neurosciences nous rappellent une vérité essentielle : nous sommes des êtres de relation. Notre cerveau a besoin des autres pour se sentir en sécurité et en confiance.
2. Le vrai blocage : la peur d’être soi
Assumer ses polarités : Nous avons tous des facettes contradictoires – à la fois forts et vulnérables, audacieux et craintifs, généreux et égoïstes. Assumer ces polarités, c’est accepter notre humanité. Or, c’est souvent cette peur de ne pas être "parfait·e" qui nous retient.
La peur du jugement : "Que vont-ils penser ?" Cette question, nous nous la posons tous. Pourtant, le jugement des autres en dit souvent plus sur eux que sur nous. Oser dire, oser faire, oser dire non, c’est se libérer de cette emprise.
La confiance est là, sous les couches : Imaginez un oignon. Votre confiance en soi, c’est le cœur, toujours présent. Les couches, ce sont les peurs, les croyances limitantes, les expériences passées. Éplucher ces couches, une à une, c’est retrouver l’accès à cette confiance naturelle.
3. Comment retrouver sa confiance ? En enlevant les couches, une à une
Identifier ses peurs cachées : Prenez une situation où vous manquez de confiance. Demandez-vous : "Qu’est-ce que je crains vraiment ici ?" Est-ce la peur de l’échec ? Du rejet ? De décevoir ? "
En nommant ces peurs, vous leur retirez une grande partie de leur pouvoir.
Se reprogrammer avec bienveillance : Remplacez les pensées du type "Je ne suis pas capable" par "Je peux essayer", "Je mérite ma place", "J’ai le droit à l’erreur". Ces petites phrases, répétées avec conviction, transforment notre rapport à nous-mêmes.
Oser l’action, même imparfaite : La confiance ne vient pas de la perfection, mais de l’action. Osez dire ce que vous pensez, osez faire ce petit pas qui vous fait peur, osez dire non quand c’est nécessaire. Chaque action, même tremblante, renforce votre assurance.
4. La confiance en soi passe aussi par les autres
S’entourer de relations bienveillantes : Les personnes qui vous soutiennent, qui croient en vous, sont comme des miroirs qui vous renvoient le meilleur de vous-même. Cherchez ces relations, cultivez-les.
Oser la vulnérabilité : Partager ses doutes, demander de l’aide, accepter un feedback, ce n’est pas un signe de faiblesse, mais de courage. C’est ainsi que l’on crée des liens authentiques et que l’on renforce sa confiance.
Pratiquer l’empathie : Comprendre les autres, c’est aussi mieux se comprendre soi-même. En développant votre empathie, vous réduisez la méfiance et ouvrez la porte à une confiance mutuelle.
5. Petits exercices pour avancer
L’épluchage d’oignon : Prenez une feuille, écrivez une situation où vous manquez de confiance. Puis, comme un oignon, épluchez les couches : "Qu’est-ce que je crains ?" (ex : peur du jugement), "Et si cette peur se réalisait ?" (ex : on me critique), "Qu’est-ce que cela changerait vraiment ?" (ex : je survivrais, j’apprendrais).
=> Vous verrez, la peur perd souvent de son intensité une fois mise à jour.
Oser dire, oser faire, oser dire non : Chaque jour, choisissez une petite action pour vous affirmer. Cela peut être exprimer votre avis, refuser une tâche qui ne vous convient pas, ou simplement dire "non" à une demande qui vous pèse.
Créer son cercle de confiance : Identifiez 2 ou 3 personnes qui vous inspirent confiance et sécurité. Passez du temps avec elles, partagez vos projets, vos doutes. Leur présence sera un terreau fertile pour votre assurance.
Conclusion
La confiance en soi n’est pas une montagne à gravir, mais un trésor à redécouvrir. Elle est déjà en vous, simplement recouverte de couches de peurs et de conditionnements. En osant être vous-même, en vous entourant de relations bienveillantes, et en enlevant une à une ces couches, vous retrouverez naturellement cette assurance qui ne vous a jamais vraiment quittée.
Et vous, quelle couche allez-vous enlever aujourd’hui ? 🤗




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